| Bienvenue sur Claire Denis Médiation
NOUVEAU - sorti le 21 Juin 2010 " Médiation Familiale " Pratiques et approches théoriques La médiation ouverte. Livre collectif sous la direction de Claire DENIS (Chronique Sociale) Claire DENIS, médiatrice, animatrice, formatrice:
Vous pouvez dès à présent prendre contact en groupe ou seul pour des formations en 2010. (voir liste des formations et stages) >J’ai découvert la médiation lors d'un colloque en 1987 ; je « la » cherchais d’ailleurs et ce fût comme une évidence ! Puis je m’embarquai avec Annie Babu et un groupe pluridisciplinaire m’initier à la médiation familiale au Canada. En 1988, avec des collègues, nous avons ouvert un service de médiation familiale …Très vite alors, nous avons repensé les méthodes enseignées au Canada ; question de culture sans doute ! Question de valeurs, certainement. Le travail avec René Guitton (psychosociologue et psychanalyste) et l’équipe des médiateur que nous formions, nous a fait regarder la médiation, autrement, comme une rencontre, un temps pour penser la citoyenneté. J’ai alors décidé de quitter l’association où j’étais salariée (2000), de travailler en indépendant et d’écrire un livre sur ma pratique. Ce fut le début de mon travail comme animatrice de groupes d’analyse des pratiques à travers la France. Grâce à cette nouvelle orientation, j’ai pu assumer cette conception « artisanale » de la médiation, familiale et autres, l’enrichir au travers des rencontres, penser la pratique, la partager et la transmettre. Je propose de poursuivre ce travail de réflexion et de transmission avec tous ceux qui voudront bien me rejoindre. Merci de votre visite, bonne lecture et à nos prochaines rencontres.
Post scriptum: voici un extrait de texte que j'ai écrit en 2001 pour la revue Etudes . (voir suite dans "divers") « Serait-ce enfin la saisir… la médiation, que de lui adjoindre d’être familiale, scolaire, pénale, interculturelle, de quartier, d’entreprise… ? Serait-ce mieux la cerner par la prise en compte de ses différents champs d’application ? Allons-nous mieux la circonscrire en qualifiant la position de ses acteurs : usager et institution, père et mère, ouvrier et PDG, enseignant et parent, plaignant et mis en cause… ; et aussi en nommant la posture de ses médiateurs : institutionnels, professionnels, citoyens, amis ? Et si la médiation de conflit concernait des « êtres humains », à la fois séparés et liés, dans un jeu d’oppositions, de méprises et de déprises… Des êtres humains pris dans le bruit du conflit, dans le désordre du champ de bataille, la « lutte armée des mots »… Etres comme confondus et emmêlés au risque de se faire mal et de détériorer ce qui est au milieu d’eux. Et si la médiation nous concernait, hommes et femmes qui avons peur? Peur de nous faire mal, peur de perdre l’amour, peur de perdre la face. Que viendrait donc faire le médiateur dans cette galère, dans le bateau qui tangue ? Qu’est-ce qui l’autoriserait ainsi à répondre à l’appel ? A-t-il une vocation de sauveur ? Veut-il allonger la liste des tiers : la famille, les amis, les citoyens, les professionnels qui peuvent soutenir la démarche d’aller voir l’autre et de parler avec lui ? »
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